Alexis de Tocqueville, Souvenirs
“ Vive l’Assemblée nationale ; les représentants : Vive la garde nationale et vive la république ! À peine la salle était-elle reprise que le général Courtais, premier auteur de nos périls, eut l’incomparable impudence de s’y présenter ; les gardes nationaux l’accueillent avec des cris de fureur ; on le saisit, on le traîne au pied de la tribune, je le vis passer devant moi, pâle comme un mourant au milieu d’épées flamboyantes : je crus qu’on allait l’égorger et je m’écriai de toutes mes forces : « Arrachez-lui ses épaulettes, mais ne le tuez pas ! » ”
