Résumé

Charles Philebert Le Partage de l'Afrique , par le général Philebert (1896)

La France, l'Allemagne, par crainte l'une de l'autre retiennent sur le sol natal tous les éléments vigoureux de leur population ; c'est que tout homme y est nécessaire pour la défense de la patrie, que tout homme valide doit être soldat. L'Angleterre, dans son île, ne court pas les mêmes dangers, aussi elle n'agit pas ainsi, elle ouvre le monde entier à ses fils : ils peuvent aller où bon leur semble, exercer leur activité, déployer leur intelligence sans se mettre en contravention avec aucune loi, sans s'entacher du crime de désertion
Source : Gallica

Charles Philebert Le Partage de l'Afrique , par le général Philebert (1896)

Il nous importe que la route de Madagascar reste libre et nous devons empêcher que le port de Déligoa tombe entre autres mains que des mains neutres. Nous devons aussi empêcher ce petit peuple boer de devenir anglais, car, placé entre les tronçons de la puissance anglaise, il les empêche de s'unir, de se lier. Il empêche la réalisation de cette entreprise de jonction de l'Egypte au Cap, qui est la grande ambition anglaise, parce que, si elle se réalisait, l'Afrique entière deviendrait sa propriété. Proie aussi riche que sa proie d'Asie, tenue depuis si longtemps dans ses serres puissantes.
Source : Gallica

Charles Philebert Le Partage de l'Afrique , par le général Philebert (1896)

Alger doit donc être mis à l'abri de tout danger et par des facilités de concentration des troupes de toute l'Algérie, et par une puissante garnison, et par des fortifications établies avec grand soin. Alger, en un mot, doit être imprenable. D'autant plus qu'Alger ne doit pas compter sur la flotte pour la défendre. Là flotte française là ne serait point à sa place, elle n'y produirait qu'une action particulière à Alger et non une action d'ensemble au point de vue de la puissance française dans la Méditerranée.
Source : Gallica

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