Henri de Ponchalon, Indo-Chine : souvenirs de voyage et de campagne… (1896)
“ Je passe toute la nuit sur le pont. Le coup d'oeil est féerique; Tourane est toujours en feu, l'embrasement est général. L'îlot de l'Observatoire est éclairé par les flammes d'une jonque qui se reflètent sur les ondes tremblantes de la rade ; le mât en ignition lance des étincelles : on dirait une fusée retenue par une main invisible. Les Annamites, qui n'ont jamais assisté à un pareil spectacle, semblent frappés de stupeur ; on n'entend aucun bruit dans l'isthme et la presqu'île de Tien-Tcha. ”
