François-Just-Marie Raynouard

Élements biographiques

Portrait de François-Just-Marie Raynouard François-Just-Marie Raynouard Les templiers (1805)

L’épreuve des tortures, les menaces de l’inquisiteur, la certitude que les chevaliers seraient condamnés à mort, et que l’ordre serait détruit si on ne cédait pas momentanément aux projets du roi, le désir peut être pardonnable d’épargner le sang des victimes, l’espoir de s’entendre avec le pape et d’apaiser le roi, purent le faire condescendre à un aveu momentané, qui portait avec lui-même sa rétractation, tant il était invraisemblable par son absurdité et par son ridicule.
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Portrait de François-Just-Marie Raynouard François-Just-Marie Raynouard Les templiers (1805)

Pour obtenir des aveux mensongers, on leur présentait des lettres du roi qui annonçaient que l’ordre entier était condamné sans retour, et qu’il promettait la vie, la liberté, la fortune aux chevaliers assez lâches pour déposer contre l’ordre.
Tous ces faits sont si publics et si notoires, qu’il n’y a ni moyen, ni prétexte de les désavouer.
Quant aux chefs d’accusation que la bulle du pape proclame contre nous, ce ne sont que faussetés, déraisons et turpitudes. La bulle ne contient que des mensonges détestables, horribles et iniques.
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Portrait de François-Just-Marie Raynouard François-Just-Marie Raynouard Les templiers (1805)

Ainsi, malgré la rétractation du grand-maître, après l’interrogatoire du Temple, malgré le démenti formel et judiciaire qu’il avait donné aux cardinaux, qui supposaient de nouveaux aveux faits à Chinon, on jugea le grand-maître, comme si le dernier état des choses eût été de sa part un aveu des crimes imputés à l’ordre et aux chevaliers. Chacun connaît la manière dont se termina son procès. Le pape s’était réservé de prononcer sur les chefs de l’ordre.
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