René de La Blanchère

Élements biographiques

René de La Blanchère Tombes en mosaïque de Thabraca… (1897)

La déesse sera donc une Cérès; la tête du fronton, si c'est celle d'une femme, — ainsi qu'on doit le croire, au moins pour les nos 47, 48, 58, — pourra être une Proserpine.
Dans tous les cas, cette divinité, qui n'a l'ensemble des attributs ni de Cérès ni de Cybèle, participe de l'une et de l'autre, et réunit précisément les caractères qui sont communs à l'imagerie des deux cultes. A l'époque de l'Empire romain, les mystères devenaient de plus en plus syncrétiques. Le culte de la Grande Mère fut des plus élastiques et des plus complaisants.
Source : Gallica

René de La Blanchère Tombes en mosaïque de Thabraca… (1897)

Dans celles-ci, le panthéon qui garnit le ciel est la triade punique avec Eschmoun pour grand dieu, répétée sous toutes les formes, et avec des déguisements appropriés au mythe de la déesse.
Le syncrétisme, l'assimilation des personnes divines par leurs caractères extérieurs, y sont poussés aussi loin que possible. En même temps les figures de dieux sont multipliées à plaisir. Mais le tout se fait au profit des vieilles divinités puniques. On voit une vraie mainmise, de leur part, sur les attributs, sur les mythes, sur l'essence même des dieux nouveaux venus.
Source : Gallica

René de La Blanchère Tombes en mosaïque de Thabraca… (1897)

Comment n'apparenterait-on pas, même dans un ciel où roses et colombes rappellent soigneusement l'empire de Vénus-Caelestis, ces êtres divins qui, tous, ont avec eux le coq ou le serpent, et souvent l'un et l'autre?
Si vraiment les Dioscures ont ici le caractère cabirique, on sait que, dans le monde gréco-romain, le coq leur était consacré, et qu'eux-mêmes, à l'occasion, sont figurés par deux serpents.
Le coq est une des offrandes que Cérès agrée. Pour le serpent, chacun connaît le rôle prépondérant dont il s'acquitte dans ses mystères.
Source : Gallica

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