Résumé

P. Laligant Montmartre, la mosaïque de la voûte du choeur (1923)

Mais notre regard de chrétiens ne cherche pas seulement sur cette voûte immense de riches colorations et des harmonies qui l'amusent.
Plus encore qu'éclatante, cette mosaïque sera expressive.
Ce que les yeux y voient, c'est le grand dogme qui résume toute la religion : Le dogme de l'Amour divin : « Dieu est charité ! ».
Cœur sacré de Jésus ! Moins brillants que les cortèges éblouissants de la voûte, d'incessants pèlerinages viendront chaque jour, dans votre sanctuaire national, pour élargir, pour amplifier l'hommage de la France pénitente, consacrée, reconnaissante.
Source : Gallica

P. Laligant Montmartre, la mosaïque de la voûte du choeur (1923)

On se figure trop communément qu'une mosaïque est la traduction d'un tableau, en cubes d'émail. Il n'en est rien.
Ce n'est pas une peinture isolée, qui tire d'elle-même tout son effet. Destinée à revêtir une muraille, une voûte, une coupole, elle doit avant tout s'harmoniser avec les formes d'architecture qu'elle a mission de décorer. L'artiste doit prévoir les déformations nécessaires qu'imposent les surfaces courbes, allonger, raccourcir le dessin, le disproportionner.
Source : Gallica

P. Laligant Montmartre, la mosaïque de la voûte du choeur (1923)

Ce qui amena peu à peu de tels artistes à commettre cette faute, ce fut l'oubli du caractère propre de la mosaïque. Chaque matière, employée dans l'art décoratif, que ce soit la couleur à l'huile, la laine, l'émail, le verre, la terre cuite, la faïence, a une qualité expressive différente. De telle sorte qu'un sujet rendu par l'une d'elles, ne pourra jamais être traduit dans son véritable esprit par une autre.
Source : Gallica

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