George Sand,
Revue des Deux Mondes
“ L’abbé alla faire visite à son confrère de Torcello, dont le blanc prieuré, perdu dans les rameaux des jardins, faisait envie à la romanesque Beppa. J’allai seul, rêvant et ramassant des fleurs pour elle, au travers des traînes de Torcello, plus belles, hélas ! que celles de ma vallée noire. Une profusion de liserons éclatans grimpait le long des haies et formait souvent au-dessus du sentier des berceaux plus riches et plus élégans que si la main de l’homme s’en fût mêlée. Huit ou dix maisons, vingt peut-être, disséminées au milieu des vergers, renferment toute la population de l’île. ”
