Résumé

Portrait de P. L. Jacob P. L. Jacob La dette de jeu (1572)

C'était Philippe de Boulainvilliers.
—Et monseigneur? lui demanda Bonne d'Armagnac, avec un trouble inexprimable qui se peignait dans ses yeux fixes, remplis de larmes.—Il est mort! répondit le sire de Boulainvilliers: il était là, près de moi qui veillais encore sur lui, après qu'il eut rendu son âme à Dieu!...—Où est-il? s'écria d'une voix sourde la duchesse dont la raison s'égarait: ne pourrai-je l'embrasser, tout mort qu'il est! Mort! mort! Et moi, moi!... Morte de deuil en pleurant tant de morts.
Source : Gutenberg

Portrait de P. L. Jacob P. L. Jacob La dette de jeu (1572)

Tu es dénoncé sérieusement aujourd'hui; tu es surveillé; ceux qui t'ont vendu comme ceux qui t'observent ne te laisseront ni paix ni trêve. On finira par te prendre en flagrant délit; on te tuera ton chien, et on te fera payer une amende qui te réduira à la besace.—Me tuer mon chien, Excellence! s'écria Titano en devenant pâle de colère et en frappant du poing sur la table. Malheur à celui qui serait assez hardi pour cela!—Tu le tuerais à ton tour, n'est-ce pas?—Aussi vrai que vous êtes le plus noble et le plus brave seigneur de tout le Piémont.—Ce serait, ma foi!
Source : Gutenberg

Portrait de P. L. Jacob P. L. Jacob La dette de jeu (1572)

Le bruit s'était répandu dans le château que le duc d'Orléans touchait à l'agonie.
—Madame, dit Hermine à la duchesse, monseigneur s'en va mourir ou entrer en frénésie, à moins que vous ne me donniez congé de sauver sa raison et sa vie?—Les Anglais! les Anglais! criait le duc, en roidissant les bras et en battant l'air de ses poings: n'est-ce pas mon cousin de Bourgogne, qui les a fait venir et qui leur livre le noble royaume de France? Toute trahison est du fait de notre damné cousin! Par la mort-Dieu!
Source : Gutenberg

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