Paul Lacroix

Paul Lacroix

Résumé

Portrait de Paul Lacroix Paul Lacroix La dette de jeu (1572). Tome 2 (1849)

Jusqu'alors, Suzon, qui était une excellente fille, avait fait des prodiges d'imagination et d'économie pour nourrir son pauvre maître.
Par malheur, dès que le chevalier avait quelque argent, il faisait bien vite arriver de Paris un papillon des îles ou un oiseau plus ou moins problématique : c'est au point que plus d'un naturaliste, comptant sur la simplicité niaise de M. Desjardine, avait fabriqué tout exprès pour lui des oiseaux et des papillons, dont les ailes éblouissantes et richement nuancées l'emportaient de beaucoup sur la nature.
Source : Gallica

Portrait de Paul Lacroix Paul Lacroix La dette de jeu (1572). Tome 2 (1849)

Le chevalier Desjardine, comme autrefois Calypso après le départ d'Ulysse, ne pouvait se consoler de la mort de son loup ; du matin au soir, il soupirait profondément, en pensant à l'instabilité des choses humaines, à la brièveté de la vie.
— Hélas ! hélas ! hélas ! disait-il avec des sanglots : à quoi sert d'être jeune et beau, plein de force et d'appétit, d'avoir une queue superbe et des dents magnifiques ! Vous avez faim, vous avalez un peu de verre pilé ou d'arsenic, et c'en est
fait!
Source : Gallica

Portrait de Paul Lacroix Paul Lacroix La dette de jeu (1572). Tome 2 (1849)

Vous êtes l'héritier du comte de Benohen, mon maître et ma victime; j'ai accompli les volontés que votre père m'a prescrites en m'embrassant, après m'avoir pardonné ; il m'a remis cent cinquante mille écus, que j'ai doublés par diverses opérations que Bouchard secondait et que le ciel a favorisées : ces trois cent mille francs vous appartiennent. J'ai racheté le château de vous ancêtres, et vous en serez possesseur pour le léguer à vos enfants. Vous voilà riche, Eutrope, vous voilà noble, vous voilà content !
Source : Gallica

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