Syrène

Définition et enjeux

Portrait de Collin de Plancy Collin de Plancy Dictionnaire infernal

Les marins disent avoir entendu le sifflement de la syrène : ce mot, chez eux, indique cette faculté de la nature par laquelle l’air pressé rend un son ; elle existe dans le ciel, sur la terre, dans les mers ; elle produit l’harmonie des sphères, le sifflement des vents, le bruit des mers sur le rivage. Le peuple se représente la faculté dont il s’agit comme une espèce de génie auquel il applique la forme d’une femme, d’une cantatrice habitante des airs, de la terre et des mers. De là les syrènes des anciens ; ils leur donnaient la figure d’une femme, et le corps d’un oiseau ou d’un poisson.
Source : Wikisource

Adèle Couriard La cousine de Violette (3e édition… (1878)

Syrène, Syrène ! s'écria-t-elle dans l'extase de sa joie, que va dire maman? La jeune fille qu'elle appelait ainsi, articula un remerciement si senti qu'elle attira le regard de Paul. Il fut d'abord frappé de la laideur de son visage, car une chevelure d'un rouge ardent se dressait ébouriffée autour de sa tête et ses yeux gris louchaient très-fort. Mais la douceur
prévenante de sa physionomie triomphait si bien de ces irrégularités qu'il lui sourit en retour et revint à ses propres affaires.
Source : Gallica

Portrait de Amédée de Foras Amédée de Foras Le Blason, dictionnaire et remarques… (1883)

SYRÈNE, SIRÈNE, SEREINE. - « Monstres mareins « qui depuis l'ayne iusques - au haut a la figure d'une « fille et le bas de Poisson » suivant Palliot. — On la représente tenant un miroir dans sa main droite et de l'autre peignant ses longs cheveux. Figure à peu près inconnue dans les blasons français : la syrène sert beaucoup plus fréquemment comme cimier ou tenant.
Voici en 624 comment la représente Viollet-le-Duc.
Si la queue était d'un autre émail, on la dirait écaillée, ce serait une disposition. Ainsi il est inutile de dire qu'elle se mire et qu'elle se peigne.
Source : Gallica

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