Pierre d' Ailly

Résumé

Pierre d' Ailly Ymago Mundi, de Pierre d'Ailly… (1930)

Il a fallu que les Turcs s'emparassent de Constantinople en 1453 pour déterminer un courant nouveau des esprits vers les trésors de l'Inde ; il a fallu que dans l'âme ardente d'un chrétien visionnaire cette ambition naturelle se conjuguât avec le désir de convertir les païens et de reconquérir Jérusalem ; il a fallu qu'un voyant extraordinaire vînt dire à Colomb avec une étonnante insistance : la mer Océane n'est pas large ; je t'assure que les eaux ne couvrent pas les trois quarts de la terre, pour que la lumière se fît dans le cerveau du Découvreur.
Source : Gallica

Pierre d' Ailly Ymago Mundi, de Pierre d'Ailly… (1930)

Il insistera visiblement sur les problèmes particulièrement passionnants qui ouvrent des horizons infinis sur la grandeur de la création et du Créateur. Sur l'arrangement merveilleux des mondes, la marche des planètes, l'harmonie des sphères, la répartition des eaux et des terres, les antipodes, l'influence des astres sur les destinées humaines, il s'efforce de scruter les raisons et les causes. Il a médité sur les écrits d'Oresme, sur les théories formulées par le génial Bacon, sur les idées d'Aristote et de Sénèque,
sur la proximité de l'Inde et de l'Espagne.
Source : Gallica

Pierre d' Ailly Ymago Mundi, de Pierre d'Ailly… (1930)

« S'il arrive que quelque astronome peu habile se trompe en portant un jugement ou si parmi les bons astronomes il y a diversité d'opinions ou accord incomplet il n'en faut pas pour cela mépriser cette science ni n'en doit-on mépriser l'étude. »
D'Ailly a donc cultivé l'astronomie et l'astrologie, la cosmographie, la géographie. L'astronomie et la cosmographie étaient les premières des sciences profanes, les plus utiles et les plus belles. C'est la grande préoccupation des esprits cultivés. Les premiers, a dit Strabon, furent Homère, Thalès et Anaximandre.
Source : Gallica

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