Résumé

Dom Neroman Grandeur et pitié de l'astrologie (1940)

Quand vous traversez le désert, à l'heure nocturne où il n 'y a plus rien sur la terre, comme si tout le perceptible était remonté au ciel d'un seul bloc, il vous reste une présence, une seule, un
vis-à-vis, un seul, la lune qui vous redit : je suis partout, je baigne tout. Et quand vous traversez de nuit la mer infinie, la seule réalité terrestre qui reste perceptible, votre sillage, n'existe pour vous que grâce à la lune, dont le rayon très doux semble faire et défaire la dentelle de l'écume, et jouer avec les perles bruissantes des embruns.
Source : Gallica

Dom Neroman Grandeur et pitié de l'astrologie (1940)

Ainsi va la vie, éternel tissu de mensonges, fabriqués par les vivants et amplifiés par leurs descendants. Il me paraît suffisant d'avoir pu montrer qu'il naît sur la Terre, de temps en temps, des êtres hors de proportion avec la mesure commune, et indiscutablement liés aux rythmes des astres d'une façon qui les distingue du troupeau ; ce n'est pas pour tout le monde que le Soleil embrase l'Arc de Triomphe de son or renaissant et de sa pourpre déclinante, quatre fois l'an, aux quatre dates cruciales de la vie d'un être sans relief.
Source : Gallica

Dom Neroman Grandeur et pitié de l'astrologie (1940)

C'est tout ce printemps de l'ère du Verseau qui passe dans ce souffle. Quand les poètes sentent ces choses et les expriment, on peut être certain que les temps sont venus.
XXIII
GRANDEUR
L'astrologie est grande.
Elle est grande dans ses sources, belles d'avoir abreuvé Thalès et les six autres Sages, et Pythagore, et Platon, et Hipparque ; plus belles encore, peut-être, d'avoir été perdues.
Elle est grande dans sa prosternation, dont elle se relève à chaque fois un peu plus haut.
Elle est grande dans son devenir, qui est d'adapter l'homme, devenu compréhensif, aux exigences de son destin.
Source : Gallica

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