Dom Neroman, Grandeur et pitié de l'astrologie (1940)
“ Quand vous traversez le désert, à l'heure nocturne où il n 'y a plus rien sur la terre, comme si tout le perceptible était remonté au ciel d'un seul bloc, il vous reste une présence, une seule, un vis-à-vis, un seul, la lune qui vous redit : je suis partout, je baigne tout. Et quand vous traversez de nuit la mer infinie, la seule réalité terrestre qui reste perceptible, votre sillage, n'existe pour vous que grâce à la lune, dont le rayon très doux semble faire et défaire la dentelle de l'écume, et jouer avec les perles bruissantes des embruns. ”
