Pierre Louÿs,
L’Homme de pourpre
(1929 - 1931)
“ Oh ! s’il s’agissait d’un Hermès, d’un Apollon ou d’un Pan, tous les citoyens d’Athènes seraient fiers de poser chez moi ; mais prendre pour modèle un homme dont le génie resplendisse sur le visage et ligoter cet homme par les pieds, par les poings, sur la charpente d’un praticable, tu le vois bien, ce n’est pas possible. On ne peut disloquer ainsi que les membres d’un esclave. Et ces gens ont des têtes de brutes ! Ce sont des Encelades, des Typhons ; ce ne sont pas des Prométhées. Pourquoi ? parce que nous manquons d’esclaves qui aient été de libres Hellènes. ”
