Etienne François de Lantier, Voyages d'Anténor en Grèce et en Asie… (1797)
“ C'étoit l'heure fortunée que Stratonice attendoit pour entraîner son amant dans un asile mystérieux. Elle lui proposa d'aller jouir de la fraîcheur de la nuit dans les allées voisines. Combabus ne pût refuser. Arrivés sous un berceau, où l'obscurité et le silence invitoient à l'amour, elle dit que , fatiguée de la danse, elle avoit besoin de repos. Ils s'assirent sur l'herbe fraîche : rien ne les séparoit. Stratonice, colorée comme la lune aux bords de l'horison, laissa éclater tout le feu de son amour, tantôt par le langage le plus vif, le plus tendre, tantôt par un silence plus expressif. ”
