Résumé

Pierre-Ange Vieillard Souvenirs du théâtre. Méhul, sa vie et ses oeuvres (1859)

Il n'en fallait pas tant pour achever de ruiner les forces d'un homme depuis longtemps miné par le chagrin et l'ennui, et qui, à des sujets de mélancolie dont autrefois il s'était peut-être trop exagéré les motifs personnels, voyait s'ajouter aujourd'hui des causes trop réelles et d'autant plus pénibles pour un coeur comme le sien qu'elles allaient à la perte de ce qu'il avait chéri et glorifié toute sa vie. La décadence présente du Conservatoire, où l'on retrouvait à peine quelques traditions effacées de ce qu'il avait été pendant vingt ans, était, pour Méhul, une cause imminente de sa fin.
Source : Gallica

Pierre-Ange Vieillard Souvenirs du théâtre. Méhul, sa vie et ses oeuvres (1859)

Il fallait tout le charme et la passion de Stratonice pour sauver ce que la gravité historique du costume et du style grec avait de trop sévère pour les habitués de l'Opéra-Comique. Ce fut aussi ce qui arrêta le succès de Bion, après un très-petit nombre de représentations, quoique cette espèce de pastorale héroïque d'Hoffmann et Méhul, interprétée par l'élite des chanteurs du théâtre, eût fait d'abord applaudir, à côté d'un dialogue semé de traits brillants, de ravissantes mélodies.
Source : Gallica

Pierre-Ange Vieillard Souvenirs du théâtre. Méhul, sa vie et ses oeuvres (1859)

Le troisième essai de Méhul surpassa la fortune du premier. En Stràtonice, Hoffmann mit à sa disposition un petit drame lyrique en un acte, vrai type de grâce et de délicatesse, élégie passionnée, où l'amour le plus exalté parle un langage aussi chaste que tendre, où les combats de l'amour et du devoir agitent le coeur d'un rôi, d'un fils rival de son père, d'une maîtresse, promise à l'un, éprise de l'autre, et dont un heureux stratagème de l'amitié assure le bonheur, en égalant la générosité du père à la résignation du fils.
Source : Gallica

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