Pierre-Ange Vieillard, Souvenirs du théâtre. Méhul, sa vie et ses oeuvres (1859)
“ Il n'en fallait pas tant pour achever de ruiner les forces d'un homme depuis longtemps miné par le chagrin et l'ennui, et qui, à des sujets de mélancolie dont autrefois il s'était peut-être trop exagéré les motifs personnels, voyait s'ajouter aujourd'hui des causes trop réelles et d'autant plus pénibles pour un coeur comme le sien qu'elles allaient à la perte de ce qu'il avait chéri et glorifié toute sa vie. La décadence présente du Conservatoire, où l'on retrouvait à peine quelques traditions effacées de ce qu'il avait été pendant vingt ans, était, pour Méhul, une cause imminente de sa fin. ”
