comte de Robert Montesquiou-Fézensac

Résumé

comte de Robert Montesquiou-Fézensac Brelan des dames (1912)

Encore une fois, il y a danger à risquer de transformer une ville, en une sorte de champ de repos, composé de petites chapelles devenues silencieuses, et dans lesquelles le fumeron de la vanité n’éclaire que trop, des bibelots que rien n’engageait à sortir de l’ombre.
Quand le don est fait directement à un Musée, le mal n’est pas moindre, si la faveur accordée au donateur, de prolonger son souvenir, à l’aide d’une exposition permanente, apparaît plus importante que celle accordée au dit Musée, par l’adjonction, à ses richesses, de médiocres objets d’art et de contestables chefs-d’œuvre.
Source : Gutenberg

comte de Robert Montesquiou-Fézensac Brelan des dames (1912)

On sait que le mangeur de haschisch est mis, par sa drogue, dans un tel état d’illusion, que le moindre bruit lui paraît un chant. La drogue de la Marquise fut sa vanité, qui lui fit perpétuellement prendre, avec bonheur, des vessies pour des lanternes.
Il est entendu que les amis n’aiment pas à donner. Mais quand on vit qu’elle se contentait de si peu, on marcha ; pas dans les grands prix. Comme on le verra, quelques-uns abusèrent.
Il se trouva bien aussi, parmi cette acclimatation de familiers, quelques renards, pour vouloir goûter au fromage de cette bavarde corvine.
Source : Gutenberg

comte de Robert Montesquiou-Fézensac Brelan des dames (1912)

La bonne Dame ne s’aperçoit pas que c’est pourtant ce qu’elle fait elle-même avec les cordes de la lyre, dont elle nous sert les débris, sous forme de boyaux de chats, qui se souviennent du miaulement de leurs ancêtres.
Laissez les enfants à leurs mères, laissez les roses aux rosiers, laissez les duchesses à leurs métiers, qui sont des métiers à tapisserie !
Ah ! la tapisserie ! la tapisserie ! on dira que j’en radote, ça m’est bien égal. D’abord parce que ce sera vrai, et que je m’applique à ne pas être de ceux que la vérité choque.
Source : Gutenberg

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