Résumé

Histoire du musée de Bordeaux… (1899)

Quelle que soit la diversité des jugements portés par le Mémorial et par la Ruche d'Aquitaine, il est évident que les tableaux envoyés en 1816 portent tous les trois la marque du temps où ils furent composés; ils appartiennent à une école vieillie et ils ne sont pas l'œuvre des chefs de cette école. On
le sait, les pires critiques des maîtres sont les imitateurs : tous les défauts de David se retrouvent, exagérés, dans le tableau de Granger, son imitateur servile ; et la manière classique de Vincent devient de la froideur dans la toile de Heim.
Source : Gallica

Histoire du musée de Bordeaux… (1899)

L'intérêt que le Gouvernement de la Restauration témoignait au Musée de Bordeaux, les dons de tableaux, de sculptures, de moulages qu'il adressait, non seulement au Musée municipal, mais aux Églises et au Palais de Justice, devaient provoquer une véritable renaissance artistique dans la « cité du douze Mars ».
Depuis vingt ans, nombreuses avaient été les doléances de tous les hommes intelligents que leurs goûts ou leurs fonctions avaient amenés à s'occuper des questions d'art à Bordeaux.
Source : Gallica

Histoire du musée de Bordeaux… (1899)

Il est vrai que les fumeurs et les buveurs que le peintre a groupés autour d'une large table sont plongés dans une demiteinte par trop discrète, qui les dissimule trop complètement ; ici, la couleur est partout la même. Mais comment ne pas admirer les figures qui s'agitent dans cette ombre ? C'est là la manière d'un artiste qui, dans ses visites au cabaret, a pris la nature sur le fait et l'a spirituellement et impitoyablement reproduite. Cet intérieur de taverne fait cruellement pâlir celui que nous avons au Louvre.
Source : Gallica

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