Résumé

Henri Delavenne Grammaire de la langue française… (1874)

Il faut regretter, pour la jeunesse, les leçons de piété que jadis ses regards rencontraient partout, jusque sur les vitraux des cloîtres, à l'aspect des monastères, et à la vue de ces prie-Dieu au pied d'un crucifix, qui formaient dans chaque maison, à la tête du lit du maître, une chapelle domestique.
Recevoir les bienfaits de quelqu'un est une manière plus sûre de se l'attacher, que de l'obliger lui-même.
Dieu éclaire ceux qui pensent souvent à lui et qui lèvent les yeux vers lui.
Il est des âmes limpides et pures où la vie est comme un rayon qui se joue dans une goutte de rosée.
Source : Gallica

Henri Delavenne Grammaire de la langue française… (1874)

Déjà la foule encombrait les gradins de l'amphithéâtre, et Marullus commençait à déclamer ses vers au bruit des applaudissements, quand le front du barbare se rembrunit tout à coup. Le poëte, suivant l'usage de ses pareils, attribuant à son héros une origine céleste, l'interpellait comme s'il eût été un dieu. « Qu'est-ce à dire?
s'écria Attila tout hors de lui. Comparer un homme mortel aux dieux immortels ! C'est une impiété dont je ne me rendrai point complice. » Et il ordonne que, sans désemparer, on brûle, au milieu de l'amphithéâtre, le mauvais poëte et ses mauvais vers.
Source : Gallica

Henri Delavenne Grammaire de la langue française… (1874)

Ce qu'on regrette de l'ancienne éducation, c'est ce qu'elle avait de moral, et non ce qu'elle avait d'instructif ; c'est le respect qu'on avait pour les maîtres ; c'est le spectacle de leur vie et l'idée qu'on s'en faisait ; c'est l'innocence de ce temps, et la piété qu'on inspirait à l'enfance pour les hommes et pour le ciel : bonheur de l'homme à tous les âges.
Source : Gallica

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