Résumé

Laurence de Savigny La bûche de Noël, ou Le retour à la charrue… (1842)

Ma vie s'écoula paisible parmi mes enfants, que j'élevai dans la crainte du séjour de la ville. C'est un grand malheur pour bien des familles que cet esprit d'ambition qui pousse vers les cités l'homme de la campagne; il va demander la richesse que la grande ville ne peut donner à tout le monde, et il accepte les vices qu'elle distribue volontiers à chacun. Fasse le ciel que ma vieillesse soit exempte des soucis que mon orgueil a donnés à mon vieux père !
Ici Jean Rivoire s'arrêta. Il tourna tristement les yeux vers Catherine, en lui indiquant la bûche à laquelle il fallait mettre le feu.
Source : Gallica

Laurence de Savigny La bûche de Noël, ou Le retour à la charrue… (1842)

On doit comprendre combien la fille de M. Courbon tenait au rosaire auquel s'attachait le souvenir du salut de son père.
Attiré vers Marie, dont la douce voix m'avait quelquefois adressé des paroles bienveillantes, je me disais souvent : Heureux celui qui aura Marie pour partager les traverses de la vie ! heureux qui pourra être initié par cet ange terrestre aux joies de l'aumône et aux mystères des bonnes œuvres qui n'ont pas pour but l'orgueil !
Source : Gallica

Laurence de Savigny La bûche de Noël, ou Le retour à la charrue… (1842)

Le séjour du cousin à Paris se prolongea plus long-temps qu'il ne l'avait pensé. Il y avait déjà huit jours que j'étais absent du toit paternel, et il s'était opéré bien du changement dans mes idées. Alors mon village, qui avant ce voyage était une immensité pour moi, me parut borné. Le bruit, le mouvement de la grande ville semblaient passer dans mon âme ; le luxe, les équipages, les riches toilettes me faisaient rêver, et, ne devinant pas tout ce qu'il pouvait y avoir d'amer dans la possession de ces richesses, je les regardais avec des yeux d'envie.
Source : Gallica

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