Laurence de Savigny, La bûche de Noël, ou Le retour à la charrue… (1842)
“ Ma vie s'écoula paisible parmi mes enfants, que j'élevai dans la crainte du séjour de la ville. C'est un grand malheur pour bien des familles que cet esprit d'ambition qui pousse vers les cités l'homme de la campagne; il va demander la richesse que la grande ville ne peut donner à tout le monde, et il accepte les vices qu'elle distribue volontiers à chacun. Fasse le ciel que ma vieillesse soit exempte des soucis que mon orgueil a donnés à mon vieux père ! Ici Jean Rivoire s'arrêta. Il tourna tristement les yeux vers Catherine, en lui indiquant la bûche à laquelle il fallait mettre le feu. ”
