Résumé

Adolphe Vallet Les moissonneuses et la main-d'oeuvre (1870)

Quinze cents journées de travail économisées, en trente jours, c'est cinquante journées par jour de moisson ; c'est comme si dans la commune rurale dont nous parlons, il y avait cinquante ouvriers de plus.
Les machines ont encore sur la faux un autre avantage sérieux relativement à la main-d'œuvre.
Pour faucher, il faut un homme possédant une force musculaire qui n'est pas donnée au plus grand nombre des ouvriers ruraux ; il suit de là que dans nos campagnes, il est des personnes qui sont obligées de travailler à la faucille, parce qu'elles ne peuvent s'associer à un faucheur.
Source : Gallica

Adolphe Vallet Les moissonneuses et la main-d'oeuvre (1870)

L'économie de main-d'œuvre doit donc être estimée par la comparaison entre le travail de la machine et celui de la faucille qui, dans les récoltes ordinaires, absorbe un temps déjà considérable, et qui, dans celles qui sont fortes et versées, marche avec une lenteur désespérante, tant à cause de l'abondance des tiges à couper, qu'à cause de l'état dans lequel elles se trouvent, tandis que les moissonneuses simples triomphent de presque toutes les difficultés de la verse avec une immense supériorité de vitesse.
Source : Gallica

Adolphe Vallet Les moissonneuses et la main-d'oeuvre (1870)

La machine en l'obligeant à concentrer sur un champ tout ou partie de ses forces, lui permet par là même d'en mieux surveiller l'emploi.
Il est une circonstance où les faucheuses mécaniques triomphent d'une manière remarquable sur les anciens instruments, pour l'économie de la main-d'œuvre, c'est lorsque les céréales sont fortes et versées, à moins que la verse soit extrêmement forte, cas dans lequel le plus grand malheur du propriétaire serait, non de manquer de bras, mais d'avoir une récolte gâtée.
Source : Gallica

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