Résumé

Amédée Sarradin Etude sur Eustache Des Champs. Thèse présentée à la Faculté des lettres de Paris… (1878)

Les fêtes, les tournois, les défis, les belles apertises d'armes, tous ces dehors brillants et mensongers, ne nous font plus illusion; nous nous sentons en face d'une société qui s'affaisse et va se dissoudre. Des Champs a reconnu et signalé le mal qui la dévore, l'égoïsme sous toutes ses formes, orgueil et cruauté des grands envers les petits, guerres folles entre les puissants, mépris universel de la justice et de la loi. Il a vu chacune des institutions qui composaient la société monarchique et féodale s'écarter de son principe : la Royauté s'est abîmée dans la folie
Source : Gallica

Amédée Sarradin Etude sur Eustache Des Champs. Thèse présentée à la Faculté des lettres de Paris… (1878)

Plus sévère est la Cour du roi Charles V : un ordre parfait préside aux réceptions, qui ne laissent pas d'être fréquentes et nombreuses.
Des Champs, sans être au premier rang de ceux que leurs fonctions approchent du roi, n'est pas non plus perdu dans la foule. Quelques ballades, où il se fait avec justesse et à propos l'appréciateur des événements du jour, où il célèbre ces vaillants princes du sang, ces nobles barons, ces preux chevaliers, les Bourbon, les Couci, les Sampy, les la Trémoille, les Sancerre *, tous ces illustres seconds de du Guesclin, lui valent une sorte de notoriété.
Source : Gallica

Amédée Sarradin Etude sur Eustache Des Champs. Thèse présentée à la Faculté des lettres de Paris… (1878)

A ce moment, tout au début du XIVe siècle, apparaît une œuvre qui semble résumer en elle, avec la science confuse du moyen âge, son esprit de dénigrement et d'amertume. C'est le Roman de la Rose, tel que l'a fait Jeanne Meung.
Jamais la raillerie n'avait osé parler un langage si audacieux et si clair. Qu'étaient les gronderies d'un Guyot de Provins à l'adresse des gens d'église, ou les vives attaques d'un Rutebeuf contre les ordres mendiants, en comparaison de ces invectives haineuses et cyniques ? Tout ce que le moyen âge était habitué à révérer ou à craindre, est profané, foulé aux pieds.
Source : Gallica

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