Pierre-Jean-Georges Cabanis

Pierre-Jean-Georges Cabanis

Résumé

Portrait de Pierre-Jean-Georges Cabanis Pierre-Jean-Georges Cabanis Du degré de certitude de la médecine… (1798)

Les conséquences auxquelles nous conduit le bon emploi de notre raison ne peuvent être infirmées par les opinions des plus grands génies eux-mêmes. Ce sentiment n'est pas une présomption vaine ; c'est une juste confiance dans la nature, et dans l'instrument qu'elle nous a donné pour nous guider dans toutes nos recherches. Si nous raisonnons mal, nous avons tort; mais si nous raisonnons bien, nos résultats n'ont pas besoin d'être d'accord avec ceux que d'autres
ont tirés, pour avoir tous les caracteres de la certitude et de l'évidence.
Source : Gallica

Portrait de Pierre-Jean-Georges Cabanis Pierre-Jean-Georges Cabanis Du degré de certitude de la médecine… (1798)

Et si l'on parvient à perfectionner les méthodes qui soulagent la mémoire ; si, à mesure que nos connoissances se multiplient, nous savons les rattacher à des résultats qui les renferment toutes véritablement : elles seront aussi étendues que sures, d'une application aussi aisée que précise ; nous pourrons les avoir toujours à nos ordres, et nous en servir sans effort à tout instant. C'est peut-être en médecine, que ces classifications analytiques sont le plus nécessaires : elles y sont peut-être aussi le plus faciles. La nature semble nous y porter d'elle- même y et souvent comme malgré nous.
Source : Gallica

Portrait de Pierre-Jean-Georges Cabanis Pierre-Jean-Georges Cabanis Du degré de certitude de la médecine… (1798)

Encore une fois, souffrir et mourir sont une suite nécessaire de notre condition : mais ce qui est une suite non moins inévitable du premier de nos penchants, c'est le désir de prolonger la vie et de fuir la douleur. La nature nous apprend elle même à changer une situation pénible, à porter la main sur les parties douloureuses , à relâcher leur tissu par l'application d'une chaleur douce; elle nous indique le repos, le silence, l'obscurité , l'éloignement du bruit, sitôt que la fievre exalte ou trouble le jeu de nos organes.
Source : Gallica

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