Résumé

E. König La Science du vrai, philosophie théorique et pratique… (1844)

La série des évolutions idéales, c'est l'histoire, et l'idée absolue, l'idée au suprême degré de son développement se saisissant elle-même tout entière, et n'ayant plus rien à considérer en dehors d'elle, après avoir tout réalisé dans son sein par la conception, ou plus exactement encore, l'esprit universel, dans cette opération continuelle de se réaliser en lui-même, voilà quelle est la divinité du système. Nous voyons dans ces résultats, l'idéalisme le plus complet et le plus conséquent sans doute qu'il ait été donné à l'intelligence d'enfanter jusqu'ici.
Source : Gallica

E. König La Science du vrai, philosophie théorique et pratique… (1844)

Le domaine du beau sympathique en revanche a la part la plus étendue en musique. C'est sur l'échelle des sons, qu'elle nous fait traverser toutes les nuances du sentiment et de la passion, qu'elle nous fait verser les larmes les plus douces, et bondir de joie ou d'orgueil notre coeur. Mais rien n'est plus fugitif que ces impressions, rien n'est moins stable que les jouissances fondées sur l'humeur sympathique de l'individu ou de la société, et de tous les arts c'est en conséquence celui dont les productions sont les plus asservies à la mode du temps.
Source : Gallica

E. König La Science du vrai, philosophie théorique et pratique… (1844)

MORALE DE LA SCIENCE DU VRAI.
L'humanité, c'est-à-dire la totalité sommaire des individus humains, vit essentiellement, comme telle, d'une vie de formation et d'organisation propre, c'est-à-dire selon les lois de sa nature anthropologique. A moins d'en considérer le procès comme une destruction progressive démentie par l'histoire, nous ne saurions le concevoir autrement que comme une tendance contraire marchant au développement achevé en tous sens; en un mot, comme une tendance à la perfection qui ne veut pas dire autre chose.
Source : Gallica

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