Guillaume de Greef

Résumé

Guillaume de Greef Les lois sociologiques

La philosophie positive est donc la philosophie générale des sciences; au point de vue de renseignement, il n'en peut exister d'autre; la science ne connaît que des phénomènes, des rapports et des lois. Loin de pouvoir imposer leurs concepts, les religions et les métaphysiques sont elles-mêmes des phénomènes, des objets de notre connaissance; elles n'ont d'importance qu'au point de vue scientifique, c'est-à-dire relatif et, dans l'espèce, social. Leur structure et leur évolution sont, comme nous venons de l'indiquer, soumises elles-mêmes à des lois.
Source : Gutenberg

Guillaume de Greef Les lois sociologiques

Il ne faut pas non plus confondre le degré d'abstraction d'une science avec son degré de généralité, bien qu'en fait ces deux notions se confondent bien souvent. Les sciences les plus simples et les plus générales sont également les plus abstraites ou susceptibles de la plus grande abstraction; mais les sciences les plus générales ne sont pas nécessairement et seulement abstraites, elles peuvent être également concrètes, c'est-à-dire s'appliquer à l'étude de formes, corps inorganiques, organiques ou sociaux, déterminées.
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Guillaume de Greef Les lois sociologiques

L'évolution des sciences en général est déjà par elle-même un phénomène sociologique; à plus forte raison en est-il ainsi de l'évolution des sciences sociales. La loi essentiellement logique de leur structure et de leur activité doit donc être, en ce qui les concerne, complétée et rectifiée en partie par cette autre loi que manifestent déjà les sciences antécédentes. Les sciences et les phénomènes sociaux, surtout à un point avancé de leur développement, nous montrent encore mieux que toutes les autres sciences l'interdépendance de leurs divers organes et la simultanéité de leurs progrès.
Source : Gutenberg

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