Joseph Grasset

Joseph Grasset

Résumé

Portrait de Joseph Grasset Joseph Grasset Les Limites de la biologie (1902)

Cette conception moniste de nos connaissances, ce monisme biologique veut « faire disparaître l'opposition que l'on a établie à tort et sans nécessité » entre la religion et la science.
Mais il est facile de voir qu'elle ne fait la « fusion » de ces « deux domaines supérieurs de la pensée humaine » qu'en supprimant l'un des deux.
C'est la paix à la façon du partage de la Pologne.
Tout ce qui ne veut pas être expérimental s'appelle : solennelle futilité, tautologie, fantômes, idoles, chimère rèverie.
Il n'y a plus pour le moniste qu'une science et un mode de connaissance : la Biologie.
Source : Gallica

Portrait de Joseph Grasset Joseph Grasset Les Limites de la biologie (1902)

J'ai soutenu et je répète qu'entre la foi et la science, bien comprises, il n'existe point de conflit possible, c'est à la condition qu'il n'y ait point de rencontre.
Leur domaine est distinct; elles s'ignorent, elles ne répondent ni aux mêmes besoins ni aux mêmes questions. La science ne sait rien et, par définition, ne peut rien savoir de ce que croit la foi : Dieu, la création, l'âme immortelle, la liberté morale, la vie future, le miracle et le surnaturel. La foi ne sait pas : elle croit.
Source : Gallica

Portrait de Joseph Grasset Joseph Grasset Les Limites de la biologie (1902)

Je crois pour ma part cette doctrine inadmissible et il me paraît facile de réfuter, sur ce point, Auguste Comte et Binet.
Tout le raisonnement de Comte est basé sur cette affirmation a priori, posée comme un axiome et non démontrée, qu'il n'existe de science que les sciences expérimentales. S'il y a des sciences rationnelles on ne peut plus dire que rien ne s'enseigne abstraitement.
La logique est une science rationnelle, comme les mathématiques et la géométrie.
Et la logique peut, comme science, être postérieure aux faits dont elle étudie les lois.
Source : Gallica

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