Eugène de Roberty

Eugène de Roberty

Résumé

Portrait de Eugène de Roberty Eugène de Roberty L'éthique. 1896 : "Le bien et le mal" (1896-1900)

Certes, l'idée du surnaturel heurte et blesse aujourd'hui notre logique comme une absurdité évidente; et le concept du divin partage, au même titre, la défaveur croissante d'un flot toujours montant d'intelligences. Nous ne plaçons plus l'homme hors de la nature, et nous ne situons plus Dieu hors de l'univers. Notre éthique humaine devient ainsi, forcément, une connaissance naturelle, dans l'acception stricte du mot, et notre religion une science universelle; une philosophie tendant à la perfection, à l'unité. Mais les progrès du savoir s'enchaînent selon une séquence rigoureuse
Source : Gallica

Portrait de Eugène de Roberty Eugène de Roberty L'éthique. 1896 : "Le bien et le mal" (1896-1900)

En retranchant de la science, dit-il, la connaissance des premières causes, c'est-à-dire des choses divines, vous réduisez l'homme à devenir sceptique, positif, utilitaire, s'il a l'esprit sec, ou bien mystique, exalté, méthodique, s'il a l'imagination vive. Dans ce grand vide inconnu que vous placez au delà de notre petit monde, les gens à tête chaude ou à conscience triste peuvent loger tous leurs rêves, et les hommes à jugement froid, désespérant d'y rien atteindre, n'ont plus qu'à se rabattre dans la recherche des recettes pratiques qui peuvent améliorer notre condition.
Source : Gallica

Portrait de Eugène de Roberty Eugène de Roberty L'éthique. 1896 : "Le bien et le mal" (1896-1900)

La philosophie de l'évolution n'a pas accompli la tâche qu'elle s'était posée pour but suprême;, elle n'a pas fait de l'éthique une science au sens rigoureux du mot. Pour réaliser ce vaste dessein,
il ne suffisait pas, en effet, comme l'a cru ingénument Spencer, d'admettre la marche régulière de l'humanité vers un idéal de justice et de paix, vers l'altruisme de plus en plus puissant et exclusif, vers l'adaptation toujours plus parfaite de l'individu aux conditions de l'existence sociale. Le philosophe anglais n'innove rien.
Source : Gallica

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