Jeanne Rouchy

Résumé

Jeanne Rouchy Le droit de guérir : thèse... (1935)

Par conséquent, le médecin qui injecte à son patient une dose mortelle de toxique, sous couleur de calmer la douleur, sacrifie une vie humaine qui a une chance, si infime soit-elle, de se sauver.
Ce raisonnement est impeccable, mais dans la pratique il y a certainement des cas où le malade est d'une façon si certaine, si proche de la mort, qu'on ne peut pas espérer la mise au point avant sa mort d'une découverte nouvelle capable de le guérir. Dans cette hypothèse, l'euthanasie doit être non seulement une tolérance, mais une œuvre d'humanité.
Source : Gallica

Jeanne Rouchy Le droit de guérir : thèse... (1935)

Discutons avec ces juristes la théorie de la prépondérance de la liberté individuelle, ayant pour corollaire le critérium du consentement, dans ce qu'elle ne permet même pas d'appeler le « droit de guérir ».
Au-dessus de la liberté individuelle, il est un bien supérieur, c'est la vie elle-même. Un malade qui refuse une opération peut le faire par ignorance ou par crainte.
N'est-il pas préférable, dans ce cas, de passer outre sa volonté pour sauver sa vie? Ne doit-on pas donner au médecin, à l'encontre de ce malade, le droit de le sauver malgré lui?
Source : Gallica

Jeanne Rouchy Le droit de guérir : thèse... (1935)

L'intérêt individuel n'est-il pas toujours en accord avec l'intérêt social quand il s'agit pour un individu d'être soigné, d'être guéri? Et s'il est vrai que le vieux souhait, « plutôt souffrir que mourir », garde toute sa valeur, n'est-il pas exact aussi de dire que la santé est 'le plus précieux de tous les biens?
N'est-ce pas une aspiration universelle que de vivre sain de corps afin de mieux jouir de toutes les fonctions essentielles de la vie?
Dans la majorité des cas, en effet, aucune difficulté n'existe quand il s'agit pour un médecin de soigner un malade.
Source : Gallica

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