Résumé

Émile Morlot Thèse pour le doctorat. Droit romain… (1884)

Dans un pays comme la France où les charges sont égales pour tous, où l'impôt est payé également par tous, où le service militaire est obligatoire pour tous, les droits de tous doivent être égaux. Chacun a droit à son bulletin de vote et chacun n'a droit qu'à celui-là.
En un mot nous repoussons toutes les conditions restrictives du suffrage universel. Nous pensons que tout individu dont le jugement est présumé mûr et qui ne s'est point rendu indigne, par sa faute, a le droit de prendre part au choix des représentants du pays.
Source : Gallica

Émile Morlot Thèse pour le doctorat. Droit romain… (1884)

Dans les élections, le rôle prépondérant n'appartient pas au peuple, mais au président des comices. La fonction du peuple n'est qu'accessoire, il concourt au choix des magistrats ; mais, en réalité, c'est le président qui les nomme, c'est lui qui, selon la forte expression romaine, crée les magistrats. Il dresse, en effet, la liste des candidats et en exclut tous ceux qui ne lui plaisent pas; il pouvait même, à l'origine au moins, porter sur sa liste des citoyens qui ne se présentaient point. Or, le peuple ne peut voter que pour les candidats inscrits sur la liste du président.
Source : Gallica

Émile Morlot Thèse pour le doctorat. Droit romain… (1884)

Si le droit de suffrage est le corrélatif de l'impôt, il doit nécessairement appartenir à tout le monde dans un pays qui inscrit, en tête de sa constitution, égalité devant l'impôt et non à celui-là seul, qui paye tel impôt déterminé.
Le cens est une idée vieillie et le mot est aussi féodal que la chose; on attache le droit à la possession de la terre. Si ce système est resté si longtemps en vigueur, c'est qu'il est devenu plus tard l'expression d'une théorie complètement fausse, qui fait l'électorat non un droit mais une fonction.
Source : Gallica

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