Joseph Naudet

Joseph Naudet

Résumé

Portrait de Joseph Naudet Joseph Naudet De la noblesse chez les Romains (1868)

Tombés de la liberté, pour laquelle et par laquelle vivait le citoyen, sous le joug des Césars, qui devinrent désormais l'unique et universelle puissance, les Romains furent les sujets les plus soumis, les plus abandonnés, in servitutem ruebant. Étrangers au sentiment du point d'honneur des modernes, ils n'eurent pas même la pudeur de la servitude. Point de contrôle de l'opinion publique; tout se taisait devant le maître. L'empire embrassant tout le monde civilisé, point de civilisation étrangère dont l'exemple et le contact fussent à redouter, dont il fallût ménager les jugements.
Source : Gallica

Portrait de Joseph Naudet Joseph Naudet De la noblesse chez les Romains (1868)

La noblesse équestre, comme la noblesse sénatoriale tenait sa supériorité moins de sa propre valeur que de la dépression des autres classes, noblesse sans indépendance et
rivaient point au sénat; mais que de classes différentes dans le peuple, depuis les principaux d'entre les particuliers jusqu'aux humbles quirites! Selon les idées communes, quoique plébéiens, les chevaliers, n'étaient point du peuple; les quatre cent mille sesterces les tiraient de la foule.
Source : Gallica

Portrait de Joseph Naudet Joseph Naudet De la noblesse chez les Romains (1868)

Les provinces faisaient ou accroissaient la fortune des nobles; le sénat distribuait les provinces; les nobles devenaient sénateurs par les fonctions publiques, et ils disposaient des comices électifs par leurs cabales, par leurs clientèles, par leurs auspices. La noblesse se recrutant par les magistratures, les magistratures étant envahies par la noblesse, la liberté ne se défendait, ne se relevait que par les insurrections des opprimés et des déshérités, auxquels ne manquaient pas d'ailleurs les instigations incendiaires des tribuns.
Source : Gallica

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