Résumé

De l'application du droit commun à la propriété littéraire et artistique… (1862)

Confiée à la vigilance de l'intérêt personnel, elle s'établira, se défendra et vivra comme toutes les autres propriétés, sans privilèges particuliers, sans embarras pour l'Administration, sans complication aucune, sous la protection commune de la loi. La reconnaissance de la propriété littéraire perpétuelle et absolue est d'un médiocre intérêt pour le Commerce de la librairie ; mais elle est pour les écrivains et les artistes une question de justice et de dignité.
Source : Gallica

De l'application du droit commun à la propriété littéraire et artistique… (1862)

L'application du droit commun à l'exercice de la propriété littéraire ne peut nuire en rien à la jouissance du public. L'auteur fait imprimer son œuvre et la fait vendre. Mille exemples sont là pour démontrer que les éditeurs des livres qui appartiennent au domaine privé, savent accommoder leurs publications aux besoins et aux goûts du public par la variété des formats et des prix. Leur intérêt s'y trouve, et c'est la meilleure garantie qu'on puisse avoir pour sauvegarder l'intérêt général.
Source : Gallica

De l'application du droit commun à la propriété littéraire et artistique… (1862)

Le mieux est de créer le droit littéraire et d'en remettre purement et simplement l'exercice à ceux qui doivent en jouir. Ce majorat légal, que nos adversaires voudraient établir au profit des héritiers directs des écrivains, est aussi contraire à nos mœurs qu'à l'équité. Nous aimons à disposer librement de ce qui est à nous. Il y a diverses circonstances qui peuvent rendre profitable à un écrivain la faculté de pouvoir céder ses droits à un tiers : la valeur du livre peut être médiocre, la chance du succès incertaine, l'intérêt peu durable
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature