Félicité de La Mennais

Félicité de La Mennais

Résumé

Portrait de Félicité de La Mennais Félicité de La Mennais Essai d'un système de philosophie catholique… (1906)

Et ici encore nous trouvons la nécessité de la Grâce pour que l'homme puisse remplir sa première destinée.
Mais l'amour n'est que l'esprit de Dieu. La grâce n'est donc qu'une communication de l'esprit de Dieu, qui devient notre propre amour au degré où nous le recevons. Et cet amour étant un, universel, infini, unit dans une société parfaite tous les êtres intelligents auxquels il est communiqué, et forme cette vie une aussi, universelle, infinie, à laquelle ils participent dans l'unité sociale.
L'Intelligence seule n'est pas la vie, car la simple vue de la vérité ne nous unit pas à elle.
Source : Gallica

Portrait de Félicité de La Mennais Félicité de La Mennais Essai d'un système de philosophie catholique… (1906)

Toute intelligence suppose la puissance d'énoncer une proposition. Or, toute proposition implique le verbe être, et renferme dès lors l'idée de l'être conçu dans sa généralité, et d'une manière absolue. Il suit de là qu'au moment où naît l'intelligence, elle entre en rapport avec l'immuable, l'absolu, l'infini, avec Dieu. Lorsque vous dites d'une chose qu'elle est, vous ne faites pas que particulariser cette grande et primitive idée de l'être ; vous rattachez le fini à l'infini en appliquant à l'être particulier l'idée de l'être général.
Source : Gallica

Portrait de Félicité de La Mennais Félicité de La Mennais Essai d'un système de philosophie catholique… (1906)

L'univers considéré dans son entier, subsiste dans l'immensité divine, et en vertu de la loi de développement qui lui est propre, soit que nous le considérions dans son ensemble, soit que nous envisagions chacun des êtres qu'il renferme, il est soumis à un mouvement continuel qui le fait, perpétuellement passer d'un état à l'autre. Qu'implique ce mouvement universel des êtres? un développement universel de force, d'intelligence et d'amour, développement qui lui-même suppose un écoulement perpétuel des trois propriétés de l'être infini, une inépuisable effusion du Père, du Fils et de l'Esprit.
Source : Gallica

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