Résumé

Portrait de Félicité de La Mennais Félicité de La Mennais Discussions critiques et pensées diverses sur la religion et la philosophie… (1841)

Je ne sais si l'on trouverait dans tout ce qu'il a écrit un sentiment d'indignation contre aucune tyrannie, un mouvement sympathique, un accent de pitié pour l'humanité souffrante. Cependant il y a de l'élévation et même de la bonté dans son âme. Mais, selon sa manière de concevoir les lois du monde et de la société, les maux ne l'étonnent point; au contraire, à ses yeux ils constituent l'ordre terrestre établi par la souveraine justice, et forment comme une permanente révélation de Dieu, qui punit ici pour sauver ailleurs. Il adore le supplice, parce que le supplice c'est l'amour.
Source : Gallica

Portrait de Félicité de La Mennais Félicité de La Mennais Discussions critiques et pensées diverses sur la religion et la philosophie… (1841)

Il a été livré pour un temps à la puissance du mal, afin que, trempé dans la souffrance, comme le fer dans l'eau du torrent, il devienne l'épée qui vaincra le mauvais génie de l'humanité.
L'orgie infernale a dansé sur cette terre sanglante où chaque coeur a eu sa torture, chaque muscle sa douloureuse contraction; et il le falloit, pour que le monde sût ce que c'est que la patrie et la perte de la patrie; pour que la justice, le respect des droits, l'horreur des tyrans, l'amour fraternel, formassent le lien futur des peuples, et fussent leur salut dans l'avenir.
Source : Gallica

Portrait de Félicité de La Mennais Félicité de La Mennais Discussions critiques et pensées diverses sur la religion et la philosophie… (1841)

Tout est terne, aride, sans parfum, sans vie. Posez la main sur la poitrine de ces ombres qui passent, rien n'y bat. La volonté languit tristement faute d'un but qui l'attire. On ne sait à quoi se prendre dans ce monde de fantômes.
Et pourtant Dieu n'a pas rompu avec la Création; s'il s'étoit retiré de son oeuvre, s il avoit rappelé à soi son souffle de vie, l'univers haletant serait redescendu au-dessous du chaos, dans le gouffre sombre et silencieux où s'évanouit tout être.
Quelque chose est ; il y a donc quelque chose de vrai. Mais où trouver la vérité?
Source : Gallica

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