Félicité de La Mennais,
Paroles d'un croyant. 1833. Par F. de La Mennais…
(1834)
“ J'ai vu des jeunes hommes, poitrine contre poitrine, s'étreindre comme s'ils a voient voulu de deux vies ne faire qu'une vie ; mais pas un ne m'a serré la main. L'exilé partout est seul. Il n'y a d'amis, d'épouses, de pères et de frères que dans la patrie. L'exilé partout est seul. Pauvre exilé! cesse de gémir; tous sont bannis comme toi : tous voient passer et s'évanouir pères, frères, épouses , amis. La patrie n'est point ici-bas; l'homme vainement l'y cherche; ce qu'il prend pour elle n'est qu'un gîte d'une nuit. Il s'en va errant sur la terre. Que Dieu guide le pauvre exilé! ”
