Félicité de La Mennais

Félicité de La Mennais

Résumé

Portrait de Félicité de La Mennais Félicité de La Mennais Du Droit du gouvernement sur l'éducation… (1817)

Rien de tout cela n'existe plus, je le veux; mais, l'Education restant exclusive, tout cela pourroit de nouveau exister demain, si demain il se trouvoit à la tête de l'Education, publique, ou à la tête de l'Etat? un homme de même caractère; l'enfance et la jeunesse seroient, une seconde fois, complètement asservies à ses vues et à ses caprices. Or, à moins qu'on ne regarde la société elle-même comme un caprice du moment, il y a plus que de l' inrprévoyance, plus que de la folie, à faire dépendre tout l'ordre social de la volonté d'un homme, ou de quelques hommes.
Source : Gallica

Portrait de Félicité de La Mennais Félicité de La Mennais Du Droit du gouvernement sur l'éducation… (1817)

L'enseignement, qui n'est au fond que la communication des pensées, resta toujours aussi libre que la pensée même.
Après l'établissement du Christianisme, l'Education passa naturellement entre les mains de la Religion, parce que la Religion, dont l'objet est de protéger tous les genres de foiblesse, dut venir au secours de la faiblesse de l'esprit, qui est l'ignorance, et de la foiblesse du coeur, qui est les passions. L'Education dès-lors prit un caractère plus moral, plus noble, plus touchant. Mais il faut voir comment on la concevoit, et suivant quels, principes elle fut dirigée.
Source : Gallica

Portrait de Félicité de La Mennais Félicité de La Mennais Du Droit du gouvernement sur l'éducation… (1817)

Le père est seul juge de l'instruction qui convient, ou qui suffit à son fils, seul juge des sacrifices qu'il peut faire pour lui procurer cette instruction. Que l'Education soit libre, nul ne sera exclus de ses avantages ; il y aura des écoles pour toutes les fortunes, et des écoles gratuites pour le pauvre, à moins que la Religion ne s'éteigne totalement parmi nous.
Source : Gallica

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