Élie Sorin

Élements biographiques

Élie Sorin,  Bibliothèque démocratique . Elie Sorin… (1875)

“ Le 9 octobre 1852, Louis Bonaparte prononçait devant la chambre et le tribunal de commerce de Bordeaux, cette parole mémorable : « L'empire, c'est la paix ! » Il répondait ainsi aux inquiétudes qu'avait éveillées, dans toute l'Europe, le coup d'État qui remettait les destinées de la France aux mains d'un héritier de Napoléon.
Mais les diplomates ne se laissent pas duper aussi facilement que les peuples: ils ne croient pas sans défiance aux propos qui tombent de la bouche des princes; les traditions de l'empire semblaient appeler la revanche de Waterloo : l'Europe se tint sur ses gardes.
”
Source : Gallica

Élie Sorin,  Le Plébiscite (1870)

“ La souveraineté implique chez celui qui l'exerce, peuple ou individu, pleine indépendance, pleine initiative, pleine autorité vis-à-vis de qui que ce soit.
Quand on dit que le peuple est souverain, il est entendu par là même que rien ne s'élève au-dessus de lui, ni président, ni roi, ni empereur.
Un plébiscite suppose que toute la circulation vitale dans l'organisme de la nation descend du peuple et remonte au peuple.
Donc, pour qu'il y ait plébiscite il faut que le peuple propose et que le peuple dispose : un plébiscite doit émaner du peuple et être consacré par le peuple.
”
Source : Gallica

Élie Sorin,  Les martyrs du siège de Paris (1872)

“ Une balle le frappe à la poitrine; au même instant, Rochebrune, qui ne l'a pas perdu de vue, s'élance à son tour, admirablement suivi par ses gardes nationaux; on jurerait qu'il entraîne encore les Zouaves de la Mort.
Le voilà parvenu sur la crête du mur : il brandit son sabre comme à Miechow, et, d'une voix tonnante, pousse un irrésistible cri : « En avant!. » Au même instant il s'affaisse, foudroyé. Mort, il reste encore le bras tendu vers l'ennemi.
”
Source : Gallica

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