Élie Sorin

Résumé

Élie Sorin Le Plébiscite (1870)

La souveraineté implique chez celui qui l'exerce, peuple ou individu, pleine indépendance, pleine initiative, pleine autorité vis-à-vis de qui que ce soit.
Quand on dit que le peuple est souverain, il est entendu par là même que rien ne s'élève au-dessus de lui, ni président, ni roi, ni empereur.
Un plébiscite suppose que toute la circulation vitale dans l'organisme de la nation descend du peuple et remonte au peuple.
Donc, pour qu'il y ait plébiscite il faut que le peuple propose et que le peuple dispose : un plébiscite doit émaner du peuple et être consacré par le peuple.
Source : Gallica

Élie Sorin Le Plébiscite (1870)

Au lieu d'une révolution, vous vous préparez ainsi pour l'avenir une suite indéfinie de révolutions ! Vous allez reconnaître à l'empereur le droit de ne vous consulter que quand il le voudra; de vous demander votre avis, suivant son bon plaisir ; et ce droit, vous le reconnaîtrez non-seulement à lui, mais à ses descendants !
Insensés que vous êtes, cela ne vous semble pas une plus terrible révolution, que si hurlante et armée la démocratie en haillons se ruait sur vos champs, sur vos demeures, sur vos coffres-forts !
Source : Gallica

Élie Sorin Le Plébiscite (1870)

En dépit de l'empire, la liberté a fait son chemin : si défectueuse que soit la constitution qu'on essaie d'inaugurer, elle ne pourra nous faire perdre tous les bénéfices de nos efforts ; ce sera à nous, par des moyens pacifiques et légaux plutôt que par des tentatives insurrectionnelles, d'essayer de dégager de cet ordre de choses nouveau, tout ce qui pourra servir nos principes; — voilà l'ensemble des considérations qui nous décideront à garder en face du plébiscite que nous détestons de toute la force de nos convictions, une attitude de réserve défiante plutôt que d'hostilité agressive.
Source : Gallica

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