Résumé

L'empereur Napoléon III devant les élections… (1863)

« Le peuple reste toujours maître de sa destinée, » et dans la Constitution, art. 5 : " L'Empereur est responsable devant le peuple français auquel il a toujours droit de faire appel, » car le peuple est le vrai souverain, et l'Empereur le mandataire du peuple. L'empire repose tout entier sur le suffrage universel, élément essentiellement démocratique, la plus belle des conquêtes de 1848; l'Empire est un empire démocrate, il ne peut renier son origine ; on l'a dit : « Le gouvernement séparé de la démocratie, c'est le fruit séparé de la branche, il tombe. »
Source : Gallica

L'empereur Napoléon III devant les élections… (1863)

Vous, général sans armée, chef de parti sans partisans, qui marchez sur le ventre de vos amis pour atteindre vos ennemis, et qui, les yeux bandés et les deux mains armées d'une pesante et stupide massue que vous décorez du beau nom de logique, frappez de tous les côtés comme un sourd ; vous qui, en 48, tourniez en ridicule ce suffrage universel qui vous appelait à la Chambre, vous qui, après avoir essayé de prouver que Dieu est une hypothèse, souteniez le vicaire du Christ auquel vous ne croyez pas
Source : Gallica

L'empereur Napoléon III devant les élections… (1863)

Naguère encore on a vu des meetings à Naples, à Turin, en plein forum, les citoyens se sont réunis pour chercher dans ces discussions chaleureuses d'où jaillit la lumière un remède à la situation de la Pologne ; et pourtant, l'ordre le plus parfait a régné au milieu de ces assemblées populaires.
Ayez donc en ce peuple français qui s'est montré si calme et si grand aux élections dernières une confiance au moins égale à celle qu'on accorde à des Napolitains, à des hommes dont la main est encore plus prompte que la parole.
Source : Gallica

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