Résumé

Le Plébiscite. Causerie avec mon voisin…

Si nous portons au passif de l'Empereur les goûts de dépense, les Jésuites, les appels de cent mille hommes, les grands commandements, les complaisances pour le clergé, l'aversion pour le rôle de roi fainéant, le désir d'avoir son fils pour successeur, et les mille choses qui, chaque jour, lui sont reprochées dans les feuilles antiplébiscitaires, soyons assez équitables pour reconnaître que, l'oeil fixé sur l'opinion publique, il a renoncé successivement aux droits que lui avait conférés le pays en 1852
Source : Gallica

Le Plébiscite. Causerie avec mon voisin…

Ne peut-on réclamer des réformes et des progrès, sans demander des révolutions?
— Mon cher ami, sous Charles X on demandait la liberté de la presse et la réforme de la loi électorale, et on a en la Révolution de juillet ; sous Louis-Philippe on faisait des banquets populaires au cri de Vive la réforme, et on a eu la révolution de février. Sous la République de 48, on se promenait dans les rues de Paris avec des drapeaux portant les mots Organisation du travail, et on eut les sanglantes émeutes de juin.
Source : Gallica

Le Plébiscite. Causerie avec mon voisin…

Vous, par exemple, vous détestez le pouvoir temporel, vous et bien d'autres ; mais que de familles , au contraire , par attachement religieux, y tiennent comme à une ancre de salut! Assurément, c'est le plus grand nombre. Or, l'Empereur n'est pas seulement l'Empereur de vous et de moi , il est l'Empereur de tout le monde; il doit gouverner dans le sens de la majorité.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature