Louis-Auguste Rogeard,
Le plébiscite impérial
(1870)
“ Poser à un peuple la question de sa souveraineté, c'est donc se moquer de lui; c'est lui faire une question absurde et impertinente, une question que personne n'a le droit de faire, et à laquelle personne n'a le devoir de répondre, si ce n'est par la plus énergique des protestations. Le peuple, ainsi outragé, ne discute pas son outrage ; il se contente d'écarter, d'un geste, la question et le questionneur. Par son premier coup d'Etat, l'empire s'est placé hors de la nation ; qu'il y reste ! Il essaie de rentrer dans la nation par un guet-apens électoral ”
