Résumé

Élie Sorin Les martyrs du siège de Paris (1872)

L'Ecole des Beaux-Arts vit, non sans surprise, arriver cette immense toile et un cri d'admiration s'échappa devant cette œuvre d'élève.
Automédon, figure nue, plus grande que nature, à pied, retient de toute la force de ses poignets vigoureux deux immenses chevaux qui se cabrent et piaffent au bord de la mer, tandis que leurs vastes crinières flottent échevelées dans le vent. Homme, chevaux, mer, ciel, tout cela est enlevé avec une couleur grondante, si nous osons ainsi parler; l'artiste s'est révélé dans toute sa sublime étrangeté.
Source : Gallica

Élie Sorin Les martyrs du siège de Paris (1872)

Une balle le frappe à la poitrine; au même instant, Rochebrune, qui ne l'a pas perdu de vue, s'élance à son tour, admirablement suivi par ses gardes nationaux; on jurerait qu'il entraîne encore les Zouaves de la Mort.
Le voilà parvenu sur la crête du mur : il brandit son sabre comme à Miechow, et, d'une voix tonnante, pousse un irrésistible cri : « En avant!. » Au même instant il s'affaisse, foudroyé. Mort, il reste encore le bras tendu vers l'ennemi.
Source : Gallica

Élie Sorin Les martyrs du siège de Paris (1872)

Dans cette même année 1869, Regnault avait peint le Portrait de AIme la comtesse de B***, toile pleine de charme délicat et en même temps de vigueur; il avait envoyé à l'Ecole des Beaux-Arts une admirable copie des Lances de Velasquez et enfin sa Judith.
Un inénarrable cliquetis de tons éclatants, de reflets, de miroitements, un pêlemêle de lumière passant par toutes les gammes du prisme, et au milieu de toutes ces fantaisies de la palette, une pensée : -
Judith dessinant son fier profil de femme outragée et de patriote qui se sacrifie, voilà l'œuvre de Regnault.
Source : Gallica

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