Résumé

N J Cornet Une quinzaine à Spickeren après la bataille du 6 août 1870 (1870)

Les prières de ta vaillante mère, celles de tes bonnes sœurs ainsi que de ton petit frère, de tous, en un mot, ne te manqueront pas. »
Le jeune sergent avait répondu à l'attente de son père et combattu comme un lion sur la côte de Spickeren. Au moment où il venait de sauver les papiers de son régiment, il se sentit blessé et fut emporté du champ de bataille par un camarade auquel il dit : « Si je meurs, fais savoir à mon père et à ma mère que je les bénis et que je meurs en aimant Dieu. » Mais Dieu l'avait conservé à la vie.
Source : Gallica

N J Cornet Une quinzaine à Spickeren après la bataille du 6 août 1870 (1870)

En même temps la fusillade, une fusillade terrible, continua comme un bruit de crécelle, éclatait en avant du village et on apercevait la fumée bleuâtre qui grandissait lentement et s'élevait au-dessus des maisons.
Nous n'étions plus qu'à 400 mètres de Stiring. Un homme, le visage bouleversé, court à notre rencontre : — Retirez-vous, s'écrie-t-il, un obus vient d'éclater à cent pas d'ici. Le choc de l'explosion a renversé un homme ; personne n'a été touché. Nous voulons avancer encore. Stiring n'est plus qu'à 100 mètres.
Source : Gallica

N J Cornet Une quinzaine à Spickeren après la bataille du 6 août 1870 (1870)

A 5 heures, nous nous décidons à descendre ; le canon tonnait toujours. Nous traversons l'ambulance ; on apporte en ce moment un malheureux habitant de Stiring qui a le bras traversé par une balle. Nous voici sur la route de Sarrebruck ; devant nous passe l'interminable file de blessés; les uns placés deux à deux, sur des cacolets portés par des mules au pas doux et
sûr, les autres couchés dans des voitures d'ambulance.
Quelques-uns fument gaiement leur pipe; j'en ai vu un
qui avait deux balles, dans le bras et dans la jambe, et qui chantait.
Source : Gallica

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