Élie Sorin, La vie politique en Province : étude sur G. Bordillon… (1868)
“ Un jour, plusieurs centaines d'ouvriers envahissent la cour de la préfecture, poussant des cris et des menaces et réclamant, sans droit, une augmentation de salaire. M. Bordillon descend et se présente seul à ces hommes égarés, il leur reproche rudement leur démarche, leurs vociférations, le crime qu'ils commettent en compromettant la cause même de la démocratie; et l'œil indigné, la voix tonnante, le geste impérieux, il parcourt leurs rangs à grands pas, il les pousse devant lui, il les renvoie honteux, émus, étonnés et vaincus par l'éloquence, l'énergie, l'ascendant d'un honnête homme. ”
