Alexis Brialmont

Résumé

Alexis Brialmont La fortification à fossés secs… (1872)

On sait que cet ingénieur, dans son projet d'attaque du fort d'Alexandre, après avoir réduit au silence l'artillerie du front principal, couronne le glacis et met en brèche le corps de place, en tirant par une trouée faite- dans la contre-garde ; il monte ensuite à l'assaut, sans s'inquiéter des feux de la caponnière. « Le corps de place occupé, dit-il, il faudra prendre la tour à la Montalembert qui sert de réduit : c'est une affaire d'artillerie. »
On ne saurait traiter avec plus de dédain une arme qui depuis le commencement jusqu'à la fin du siége joue le principal rôle dans la défense !
Source : Gallica

Alexis Brialmont La fortification à fossés secs… (1872)

Le colonel Lewal ne fait pas attention qu'il y a des lieux habités d'une importance stratégique telle, qu'on ne peut se dispenser de les fortifier, et que la rapidité avec laquelle les places françaises ont succombé, tient moins à l'insuffisance des fortifications qu'à la faiblesse de l'armement et à la mauvaise composition des garnisons.
On ne peut pas soutenir non plus que toutes les places d'un État doivent avoir des camps retranchés. Pour défendre une gorge de montagne, un chemin de fer ou un pont, il suffit d'une petite place ou d'un fort.
Source : Gallica

Alexis Brialmont La fortification à fossés secs… (1872)

L'avantage reste donc sous ce rapport au tracé polygonal.
Est-il vrai, comme le dit le général Tripier, que l'ennemi a plus d'intérêt à attaquer le ravelin que la demi-lune, parce que le ravelin « est le cœur de la défense ? »
Nous ne le pensons pas ; l'intérêt est le même des deux côtés, car, ni le bastion ni la caponnière ne peuvent être attaqués avant la prise de la demi-lune ou du ravelin.
Au reste, ce n'est pas le ravelin, mais bien la caponnière qui est « le cœur de la défense. »
Source : Gallica

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