Résumé

Henri Dichard Le Diogène du XIXe siècle. Ma seconde à M. Henri Rochefort… (1852-1870)

Un tel homme reculerait devant une telle oeuvre. Son coeur serait indulgent et généreux. Et puis, s'il foudroyait les vivants, il n'insulterait pas les morts !
Une telle besogne salit !
Mais qui êtes-vous donc, enfin ?
Vous souillez tout ce que vous touchez. Rien, rien ne vous arrête.
L'homme, qu'une action d'éclat, qu'une oeuvre méritoire a ennobli et qui porte avec dignité l'insigne qui est la marque de son honneur, c'est un homme Vil, un plat courtisan.
Et cela, de par vous, M. Rochefort.
Source : Gallica

Henri Dichard Le Diogène du XIXe siècle. Ma seconde à M. Henri Rochefort… (1852-1870)

Mais à quoi sert de discuter sérieusement l'oeuvre de M. Rochefort, une oeuvre aussi peu sérieuse !
Les trois quarts des cent mille lecteurs que vous avez, ne vous prennent pas au sérieux, sachez-le bien.
Et c'est à l'honneur de nôtre siècle.
Vous les amusez.
C'est un spectacle qui les intéresse que cette lutte que vous poursuivez.
Dans la rue, quand deux hommes se battent, aussitôt la foule s'amasse, elle intercepte les communications, et dans son égoïsme de spectateur, elle se garde bien d'intervenir.
Source : Gallica

Henri Dichard Le Diogène du XIXe siècle. Ma seconde à M. Henri Rochefort… (1852-1870)

Déconsidérer ses adversaires, n'est-ce pas le meilleur moyen à employer pour les combattre avec succès?
Quoi qu'il en soit, je ne puis m'empêcher de trembler pour cette pauvre petite liberté de presse que nous avons conquise après de si grands efforts.
Si elle est petite pour tous, elle est bien grande pour M. Rochefort. Mais il s'en montre fort peu l'ami ;car il fait tout ce qu'il faut faire pour qu'elle soit compromise, Et si elle succombe, lui, l'honnête homme, il sera le premier à crier contre le despotisme et l'arbitraire, et, soyez-en persuadés, il criera le plus fort.
Source : Gallica

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