Résumé

Portrait de Maurice Renard Maurice Renard Le Maître de la lumière

C’était la joie qu’il lui avait causée, en pensant ne lui causer que de la peine. Triste joie, certes, puisque rien n’était changé aux nécessités inéluctables. Immense joie, pourtant ; car, dans la vie de Rita, Charles n’avait donc pas été seulement celui qui plaît parce qu’il surgit, seul et premier, auréolé de mystère et d’aventure, fruit défendu de l’amour, mais celui qu’on fait plus que d’aimer ; non pas, en vérité celui qu’on aime, mais celui, bien mieux qu’on préfère, et véritablement : l’élu.
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Portrait de Maurice Renard Maurice Renard Le Maître de la lumière

C’était l’image réelle du cabinet, de la fenêtre, des rideaux à fleurs, du mur avec sa cheminée et le buste de Napoléon ! Et César n’était plus couché, mort, sur le tapis de la Savonnerie ! César, assis au bureau à cylindre, écrivait une lettre. Il bougeait ! Sa main, armée d’une plume d’oie, parcourait le papier. Et on le voyait de haut, en perspective. De haut et de face. On le voyait comme si l’on eût été juché sur le bureau à cylindre !
Ah ! rien n’est plus pénible, plus cruel qu’un cauchemar !
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Portrait de Maurice Renard Maurice Renard Le Maître de la lumière

Charles sourit :
— Ce ne doit pas être tout à fait ça. Car notre passé ne me semble pas pouvoir être observé directement, du moins par nous-mêmes.
— Naturellement, dit Julien : puisqu’il n’existe plus.
— Si, dit Charles. Le passé existe toujours dans l’ordre de la lumière, dans l’ordre de l’optique ; mais jusqu’ici, notre passé à nous, habitants de la Terre, n’avait pu tomber sous nos propres regards. Cela ne l’empêche pas de s’éterniser visuellement, comme tous les passés où règne la lumière. Ainsi, quand nous regardons les étoiles, c’est leur passé que nous voyons.
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