Étienne-Louis Couanier de Launay

Résumé

Étienne-Louis Couanier de Launay Histoire de Laval, par M. Covanier de Launay… (1866)

La population, vêtue de noir et torches funèbres en main, se tenait rangée le long des rues. Après les chanoines venaient :
messoigneurs les prélats En crosse, en mitre en triomphant hélas.
C'étaient les évêques de Saint-Malo et de Rennes, et les abbés de Saint-Aubin d'Angers, de Clairmont et de Bellebranche. Puis paraissaient les insignes du seigneur, le guidon, l'enseigne, une bannière. Un écuyer conduisait le cheval de bataille tout couvert de velours noir ; un autre portait les éperons; un troisième, les gantelets; d'autres l'armet, l'écu, l'épée, la cotte d'armes.
Source : Gallica

Étienne-Louis Couanier de Launay Histoire de Laval, par M. Covanier de Launay… (1866)

L'abbaye d'Evron reconnaissante de ses bienfaits plaça dans une des vitres de son église ses armoiries avec cette légende aujourd'hui effacée : « Monsieur de Laval, grand augmenteur de ce monastère » (1) .
Cet opulent baron possédait des terres en France, en Bretagne, en Normandie, en Anjou, en Picardie, dans le Maine, la Flandre, le Hainaut et l'Artois. Il pourvut à l'administration de tous ses biens, en laissant de pleins pouvoirs au sire de Montfort son père et à sa femme, Anne de Laval, puis il se mit en route avec une suite nombreuse de gentilshommes, heureux de raccompagner.
Source : Gallica

Étienne-Louis Couanier de Launay Histoire de Laval, par M. Covanier de Launay… (1866)

Vers le même temps Laval commença à changer d'aspect. Tout le monde se mit à travailler à l'envi à son embellissement : les habitants, le seigneur, le roi lui-même.
Louis XV ordonna l'ouverture des grands chemins royaux. On se ferait difficilement une idée des routes d'alors, étroites, sinueuses, montueuses et ravinées par les pluies. Toutes celles qui aboutissaient à Laval, à peine viables en été, devenaient en hiver absolument impraticables, et, outre que l'on ne pouvait s'y aventurer dans la mauvaise saison sans courir risque de la vie, elles n'étaient pas sûres pour la bourse.
Source : Gallica

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