Émile Gouvrion, L'Abbaye de Fontaine-Daniel, par A. Grosse-Duperon… (1896)
“ Le seigneur de Mayenne ne cessa guère de fournir à l'abbaye des marques de son affection. Lorsqu'il en parle, il ne la désigne pas autrement que par « mon abbaye ». Le mot n'était pas ou tendre ou fier, il était l'un et l'autre dans sa bouche. Juhel considérait Fontaine-Daniel comme sa grande oeuvre pie ; il l'aimait et en lirait gloire à la fois. Ses sentiments pour elle restaient néanmoins contenus : son coeur est toujours celui d'un maître ; il se montre bon et généreux mais ne fait jamais le moindre sacrifice, lorsqu'il s'agit d'une diminution quelconque de son autorité. ”
