Résumé

Georges Musset L'Abbaye de la Grâce-Dieu , par M. G. Musset (1898)

Être l'homme d'une abbaye ou d'un pouvoir ecclésiastique, fût-on serf de l'abbaye, était un sort envié et semblait donner à ces époques reculées du moyen âge une position bien supérieure à celle de vassal d'un seigneur ou du roi. Aussi les domaines des abbayes étaient-ils des refuges pour tous ceux auxquels il était loisible de quitter un maître laïque. Justiciables de la cour de l'abbaye, ces hommes partageaient d'ailleurs avec elle et ses religieux les bénéfices de la sauvegarde accordée par les rois.
Source : Gallica

Georges Musset L'Abbaye de la Grâce-Dieu , par M. G. Musset (1898)

L'abbé commendataire était également au loin et n'avait pas ce zèle direct et immédiat qui pouvait animer les abbés résidant dans l'abbaye même.
Avec la fin du siècle, ce fâcheux état s'améliora sensiblement. Les biens reconstitués permirent d'assurer un revenu suffisant aux religieux ; leur monastère et leur église furent relevés de leurs ruines. L'abbé Morisset cherche à remédier à cette situation. Il n'y a réellement qu'un religieux, et les moines sont toujours en courses, voyages et promenades ; quand l'un d'eux revient, il laisse la liberté à l'autre d'aller où il lui plaît.
Source : Gallica

Georges Musset L'Abbaye de la Grâce-Dieu , par M. G. Musset (1898)

A Surgères, dans ce domaine de La Grâce-Dieu, analogue à un bourg neuf, comme il en prend d'ailleurs le nom, les hommes de l'abbaye jouissaient de grands privilèges : paix, liberté, abri des exactions ; ils s'apitoyaient certainement dans leur refuge sur le sort des pauvres tenanciers des seigneurs voisins, molestés par toutes les charges et corvées que les nécessités de la guerre ou d'une paix armée leur imposaient.
Source : Gallica

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