Francs-archers

Définition et enjeux

Étienne-Louis Couanier de Launay Histoire de Laval, par M. Covanier de Launay… (1866)

Une ordonnance de Charles VII avait créé les francs-archers. Chaque paroisse devait choisir un homme robuste et habile à tirer de l'arc, qui ne servait et n'était payé qu'en temps de guerre et qui en temps de paix jouissait d'une exemption absolue d'impôts. Louis XI avait supprimé cette milice, en la remplaçant par des soldats suisses qu'il fit venir en grand nombre en France. Ce prince cependant n'avait pas voulu détourner ses sujets de l'exercice de l'arc et de l'arbalète.
Source : Gallica

Albert Racinet Le costume historique : cinq cents planches… (1888)

D'ailleurs l'infanterie nationale des francs-archers, devenue suspecte à la politique défiante de Louis XI, dut interrompre le cours de ses services vers 1480, où il lui fallut céder la place à des fantassins suisses et allemands, parmi lesquels on recruta, à cette époque, le plus grand nombre des coulevriniers.
Les corps d'archers se recrutaient en France dans les classes inférieures, vilains, artisans, petits bourgeois.
Ils étaient organisés par les communes ; mais comme l'établissement des communes fut longtemps peu encouragé
en France
Source : Gallica

Portrait de Jules Michelet Jules Michelet Histoire de France. 1-5, [Livres 1-5…

Plus d'un en riait qui n'avait pas envie de rire. La noblesse entrevoyait combien l'innovation était grave. Ces essais plus ou moins heureux, francs-archers de Charles VII, légions de François Ier, devaient amener le temps où la force, la gloire du pays seraient aux roturiers.
L'archer de Bagnolet n'en était pas moins l'aïeul du terrible soldat de Rocroi, d'Austerlitz.
Au reste, les francs-archers semblent avoir été plus guerriers que la satire ne veut le faire croire. Ils aidèrent fort utilement l'armée, qui reconquit la Normandie et la Guienne.
Source : Gutenberg

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