Victor Canon

Élements biographiques

Victor Canon Précis d'histoire de la finance française… (1905)

Je défie monseigneur le Despotisme, s'il ressuscite, de reconnaître son ancienne dette lorsqu'elle sera confondue avec la nouvelle. Cette opération faite, vous verrez le capitaliste qui désire un roi, parce qu'il a un roi pour débiteur, désirer la République, qui sera devenue sa débitrice, parce qu'il craindra de perdre son capital en la perdant. » « Lorsqu'une nation se régénère, concluait Cambon, il faut renouveler tout ce qui existe; républicanisons la dette, nous le répétons, et tous les créanciers de la nation seront républicains. »
Source : Gallica

Victor Canon Précis d'histoire de la finance française… (1905)

On l'a accusé d'attenter à la liberté du commerce, de nuire aux intérêts du plus grand nombre et d'obérer les finances pour augmenter les bénéfices de quelques producteurs. Tous ces reproches sont fondés; mais il n'en est pas moins vrai que, sans la protection de Colbert, les manufactures nouvellement fondées en France n'auraient pu soutenir la concurrence étrangère. Il vient un temps où l'industrie peut et doit se passer de protection; mais quand elle naît, elle est comme l'enfant, il faut qu'on la défende et qu'on veille sur elle.
Source : Gallica

Victor Canon Précis d'histoire de la finance française… (1905)

M. Garnier-Pagès ajouta qu'à la dette flottante il fallait joindre plus de 300 millions empruntés par l'Etat aux Caisses d'épargne et immédiatement exigibles. Mais il eût été juste de mettre en regard de ces chiffres les résultats obtenus : notre réseau de chemins de fer sur le point d'être terminé, nos canaux, nos ports, nos armements, le développement de la richesse publique, l'industrie fleurissant dans toutes ses branches, le crédit public agrandi et affermi, tous les éléments de prospérité dont le second Empire allait bientôt bénéficier.
Source : Gallica

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